Situé sur les rives de la Vis, aux confins du Parc National des Cévennes, le petit village d’Alzon offre une situation privilégiée, au croisement de trois territoires.
Au Sud, nous pénétrons dans le domaine du calcaire avec ses éperons taillés par les intempéries et ses plis rocheux. Au détour d’un méandre, après la résurgence du Moulin de la Foux, le Cirque de Navacelles se révèle dans sa démesure presque brutale. Notre Sud, c’est aussi le pays des plateaux : Causse de Blandas avec ses mégalithes, Causse de Campestre, Larzac qui reste une terre d’élevage et de tradition templière.
Au Nord, c’est le règne du granit, annoncé par l’ancienne chaîne volcanique des Lingas. Le Pic St. Guiral, lieu de pèlerinage dédié à la protection des troupeaux culmine au-dessus du village jusqu’à 1344 m : il marque la limite méridionale du massif de l’Aigoual (1564 m) connu pour ses sautes d’humeur climatiques.
Vers l’Est, en descendant la faille d’Alzon entre schistes feuilletés, forêts de châtaigniers, orchidées sauvages et genêts odorants, on retrouve petit à petit une végétation de chênes verts commune au bassin méditerranéen.
La diversité de ces paysages témoigne de la complicité entre l’Homme et son milieu naturel depuis la nuit des temps. Menhirs, dolmens, cromlechs, tumuli sacrés à l’allure massive rendent visibles ces époques révolues. Les capitelles voûtées de pierre portent la marque du pastoralisme, de l’élevage du mouton, aujourd’hui supplantés par les vaches de l'Aubrac. Bancels, traversiers ou terrasses rappellent à leur manière que les vallées cévenoles connurent une période faste avec l’élevage du vers à soie, les cultures d’arbres fruitiers et de l’oignon doux.